Types de peptides
Les peptides sont classés selon leur fonction, leur origine, leur structure et leur rôle biologique. Voici les principales catégories fonctionnelles étudiées en recherche.


Peptides de signalisation / régulateurs
Agissent comme messagers dans la signalisation endocrine, paracrine et autocrine. Ils régulent le métabolisme, la croissance, la reproduction et l'homéostasie. Beaucoup sont produits dans les glandes et voyagent par la circulation sanguine vers des cibles éloignées.
Neuropeptides
Produits par les neurones, ils agissent comme neurotransmetteurs ou neuromodulateurs. Ils influencent la perception de la douleur, l'humeur, l'appétit, le sommeil, la mémoire et le comportement social. Souvent co-libérés avec les neurotransmetteurs classiques.
Peptides antimicrobiens (AMP)
Font partie du système immunitaire inné. Ils perturbent les membranes microbiennes, inhibent la synthèse de la paroi cellulaire ou interfèrent avec des processus intracellulaires chez les bactéries, les champignons et certains virus. Beaucoup sont cationiques et amphipathiques.
Peptides structuraux et de la matrice extracellulaire
Contribuent à l'architecture des tissus, à l'adhésion cellulaire et à la cicatrisation des plaies. Beaucoup sont des fragments ou des domaines bioactifs issus de protéines matricielles plus grandes comme le collagène, la laminine et l'élastine.
Inhibiteurs et modulateurs d'enzymes
Régulent les enzymes protéolytiques et d'autres activités catalytiques. Importants dans le contrôle de la pression artérielle, la coagulation, la digestion et l'inflammation.
Peptides cycliques et modifiés
Souvent produits par des micro-organismes via une synthèse non ribosomique. La cyclisation, les acides aminés inhabituels et d'autres modifications confèrent une grande stabilité, une perméabilité membranaire et des profils de bioactivité uniques.
Note sur la classification
De nombreux peptides ont des fonctions qui se chevauchent. Par exemple, certains neuropeptides agissent aussi comme des hormones, et certains peptides antimicrobiens ont des effets immunomodulateurs qui vont au-delà de la simple destruction des pathogènes. La classification est un cadre utile plutôt qu'une taxonomie rigide.
